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KIDISPORT : Activité physique et développement des fonctions exécutives, des habiletés motrices et de la santé physique du jeune enfant : effet des vacances scolaires et de la fréquence des sessions

Objectif

L’enfance est une période essentielle pour le développement moteur (Sheikh et al., 2011) et cognitif (Burger, 2010). Cependant, d’après l’étude ESTEBAN (Santé Publique France, 2019), seuls 41,8% des enfants et adolescents parvenaient à atteindre ces recommandations en 2014-2016. Il apparaît donc indispensable de proposer des programmes d’activité physique permettant d’optimiser et soutenir le développement harmonieux et en santé de l’enfant.

Si des recommandations de santé publique ont été établies et fixent la pratique d’activité physique quotidienne à 60 minutes pour l’enfant, il n’existe toujours pas de consensus concernant les modalités d’activité physique à mettre en place pour le développement des fonctions exécutives, des habiletés motrices et de la santé physique du jeune enfant. En particulier, l’absence d’étude portant sur les caractéristiques des interventions en activité physique ne permettent pas de déterminer la meilleure fréquence hebdomadaire de pratique. La littérature évaluant les effets de l’AP souligne ainsi la nécessité d’études expérimentales approfondies, consolidées par une évaluation validée et reproductible. Le premier objectif sera de déterminer l’effet de la fréquence des sessions d’activité physique « isodose » (2 sessions par jour pendant 6 jours vs 1 session par semaine pendant 12 semaines).

Les contraintes sanitaires associées à la pandémie de la COVID-19 ont mis en évidence, le manque cruel dans la littérature de données concernant l’effet des ruptures dans les rythmes de vie telles que les vacances scolaires (courtes ou longues), et les week-ends, alors que celles-ci se traduisent par des modifications notables des comportements de santé et peuvent également entraîner des altérations du sommeil qui conduisent à une fatigue et somnolence accrues et à des difficultés d’apprentissage et de mémorisation. Le second objectif de cette étude sera de déterminer l’effet des vacances scolaires à court et à moyen termes (15 jours vs 8 semaines).

Protocole

Les participants âgés de 6-11 ans seront recrutés sur la base du volontariat dans les clubs sportifs dans lesquelles l’ASPTT propose ses interventions en activité physique (programme KIDISPORT – cf. méthode). La présentation de l’étude et de ses objectifs sera effectuée devant les enfants et leur(s) parent(s), après accord des dirigeants et/ou des éducateurs. La note d’information et le formulaire de consentement seront remis aux familles des enfants volontaires pour participer au projet.

L’évaluation de l’effet d’un programme d’activités physiques (programme multisports intitulé KIDISPORT© de 24 sessions d’une heure) sur les fonctions exécutives, les habiletés motrices et la santé physique du jeune enfant (6-11 ans) à court et à long termes (vacances courtes 15 jours vs vacances longues 8 semaines) nécessite une taille d’échantillon de 27 participants. Sur la base de l’étude de Paechter et al. (2015), qui a constaté un déclin des performances cognitives au cours d’une période de vacances de 9 semaines (d de Cohen = 0,63) et pour un test t d’échantillons appariés, les paramètres ont été fixés à alpha = 0,05, et la puissance (1-beta) = 0,80 pour un test bilatéral, afin de comparer les différences avant-après dans les performances cognitives. La taille requise de l’échantillon a été estimée à N = 22 participants. En considérant un taux d’attrition de 20%, un total de N = 27 sera nécessaire pour cette analyse.

Schéma du protocole KIDISPORT©

L’évaluation de l’effet d’un programme d’activités physiques (programme multisports intitulé KIDISPORT© de 24 sessions d’une heure) sur les fonctions exécutives, les habiletés motrices et la santé physique du jeune enfant (6-11 ans) en fonction de la fréquence des sessions (2 sessions quotidiennes pendant 6 jours vs 1 session quotidienne pendant 12 semaines), nécessite une taille de l’échantillon de 154 participants. Afin de comparer l’effet de deux modalités d’entraînement sur les fonctions exécutives, une troisième estimation de la taille de l’échantillon a été calculée. En raison du protocole innovant utilisé dans la présente étude, aucune autre étude similaire n’a pu être trouvée et utilisée pour estimer la taille d’échantillon requise. Une taille d’effet à d = 0,5, estimant une taille d’effet moyenne, la plus petite qui nous intéresserait, sera utilisée. Les autres paramètres ont été fixés à alpha = 0,05 et à la puissance (1-beta) = 0,80, test bilatéral, pour un test t indépendant. Une taille d’échantillon de N = 128 a été jugée suffisante pour trouver un effet moyennement significatif s’il existe. Compte tenu d’un taux d’attrition de 20%, une taille d’échantillon totale de N = 154 sera nécessaire pour cette analyse.

Porteur du projet

Pascale DUCHE, Professeur des Universités, J-AP2S

Doctorant

Lou DAMBEL, ASPTT & J-AP2S

Partenaires

Fédération Omnisport des ASPTT

Financement(s)

Bourse CIFRE