Objectif
La fatigue mentale peut se manifester de manière graduelle et cumulative à la suite de fortes sollicitations intellectuelles académiques, professionnelles ou récréatives. Au-delà d’affecter les fonctions exécutives, la fatigue mentale peut perturber la réalisation d’une tâche subséquente avec notamment un désengagement de cette dernière via une perturbation de la balance motivation/effort perçu. Des données récentes suggèrent un rôle de la fatigue mentale dans l’adoption progressive de comportements sédentaires ou d’inactivité physique. Néanmoins, les résultats actuels restent difficiles à extrapoler dans la vie quotidienne en raison de la nature des tâches cognitives utilisées pour induire l’état de fatigue mentale (i.e. tâches informatisées manipulant préférentiellement une ressource cognitive bien identifiée). L’objectif général de ce projet de thèse est d’investiguer l’impact de la fatigue mentale induite en condition de vie réelle sur la régulation de l’effort d’adolescents et de jeunes adultes, et d’évaluer l’efficacité de stratégies visant à atténuer ses effets négatifs.
Protocole
Ce projet est scindé en trois objectifs principaux, avec des études indépendantes mais complémentaires.
Le premier objectif est d’étudier les effets d’une fatigue mentale induite par des activités vidéoludiques (combinaison jeux vidéo – usage smartphones) sur différents aspects de l’effort (i.e. intentions d’effort, engagement dans l’effort, performance physique) chez des jeunes adultes.
Dans un second temps, ces données expérimentales transversales seront complétées par une étude longitudinale à grande échelle visant à évaluer la fatigue mentale en condition de vie réelle, dans l’environnement naturel des adolescents et jeunes adultes. Cette étude proposera une évaluation momentanée écologique de l’état de fatigue mentale et visera à confirmer les associations entre fatigue mentale et comportements à l’effort et à identifier les facteurs favorisant cette association.
Le troisième objectif sera d’évaluer l’efficacité de certaines stratégies aiguës proposées pour réduire les effets néfastes de la fatigue mentale sur les composantes de l’effort, et d’en apprécier les mécanismes neurophysiologiques sous-jacents.
Porteur projet
Mathieu GRUET, Professeur des Universités, Laboratoire J-AP2S, Directeur de thèse
Doctorant
Léa VIDAL
Partenaires
- Benjamin PAGEAUX, Professeur Adjoint (Université de Montréal), Co-encadrant de thèse
- Pascale DUCHE, Professeur des Universités, Laboratoire J-AP2S
Financement(s)
Contrat doctoral (2022-2025)